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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 10:44

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Chiens dangereux: le projet de permis adopté


Le conseil des ministres a adopté un projet de loi renforçant les mesures de protection contre les chiens dangereux, qui vise en premier lieu à responsabiliser leurs maîtres.

Le texte a été élaboré après une série d'accidents en France ces derniers mois, dont plusieurs mortels et impliquant des enfants.


Que dit le projet ?
Les propriétaires de chiens méchants, quelle que soit leur race, auront deux obligations :

- obtenir une attestation d'aptitude à la détention de ces chiens (ce qu'on a appelé le "permis pour chien dangereux")

- soumettre l'animal à une évaluation de comportement renouvelée régulièrement.

Quels seront les chiens concernés par ces obligations ?
Tous les chiens dits dangereux (voir liste plus bas) de première et deuxième catégorie.
Mais aussi en cas de morsure, quelle que soit la race: Tout propriétaire de chien ayant mordu quelqu'un devra se soumettre à ces impératifs et déclarer l'incident en mairie.

"Il s'agit, en particulier, pour les propriétaires de chiens dangereux d'avoir une formation, avec une habilitation en quelque sorte qui sera déposée en mairie au moment de la déclaration. Il s'agit également d'avoir une évaluation par un vétérinaire des caractéristiques du chien", a expliqué Michèle Alliot-Marie à la sortie du conseil des ministres.

L'idée est "d'avoir un système qui soit plus sûr pour tout le monde", a souligné la ministre de l'Intérieur.

Va-t-on interdire certains chiens ?
Oui, il sera interdit de détenir des chiens d'attaque (première catégorie) nés après le 7 janvier 2000. Leur détention sera punie de lourdes peines"



Quels sont ces chiens interdits?
Trois races sont concernées: les pitbulls, les boerbulls, et les tosa.
Parfois élevés clandestinement, ces chiens ont proliféré ces dernières années. On estime leur nombre à environ 40.000 en France.

Les chiens de deux deuxième catégorie rottweilers, american Staffordshire terriers, staffordshire terriers, ne seront pas interdits.

Cependant toute vente ou tout don de ce type d'animaux devra être accompagnée d'un certificat vétérinaire accompagné de "recommandations de sécurité".

Que va-t-il se passer maintenant ?Le projet de loi doit être voté par le parlement avant de devenir une loi.



# Posté le vendredi 23 novembre 2007 10:47

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Il pousse son rott' à mordre sa voisine : 6 mois ferme
le 01/10/2007

"Cannabis" avait mordu la voisine de son maître à Nancy, hier, en pleine polémique sur les chiens dangereux.

Un homme de 46 ans a été condamné lundi à 18 mois d'emprisonnement, dont 6 mois ferme, par le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir poussé dimanche son rottweiler à mordre sa voisine.


L'incident est survenu hier alors que la victime venait en découdre avec la femme de l'agresseur, qui depuis deux jours la harcelait par téléphone pour "des histoires de rumeur".

Pile au même moment, le gouvernement pousse une nouvelle loi qui crée un "permis pour chiens dangereux".

L'homme, qui était à 2,30 g d'alcool par litre de sang après avoir bu une bouteille de whisky et quelques bières avec sa compagne, a donné à "trois reprises l'ordre d'attaquer" à son chien, a raconté la plaignante, éplorée.

La victime a été mordue au mollet, au genou, ainsi qu'à l'aine. Mais ces lésions, superficielles, n'ont pas provoqué d'interruption temporaire de travail.

Elle avait "mangé sa laisse"

Les deux femmes "criaient", "la chienne m'a échappé, elle est partie toute seule", s'est défendu le propriétaire de l'animal, qui avait déjà été condamné en 2004 pour des faits identiques à 15 jours de prison.

Le rottweiler, prénommé "Cannabis", pèse environ 65 kg et ne portait pas de muselière "parce qu'elle l'avait mangée", a en outre expliqué l'agresseur, un travailleur du BTP, qui dit "ne pas avoir eu le temps d'en racheter une autre".

La cour a finalement condamné le maître à six mois de prison ferme, et douze avec sursis et mise à l'épreuve, ainsi qu'à 350 euros d'amende parce que la bête n'avait pas été déclarée, ni assurée, ni vaccinée.
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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 10:50

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Une cohabitation chien/enfant n'est jamais sans risque.



Alors décider de faire cohabiter un ou plusieurs enfants avec un molosse ne peut pas se faire dans l'approximation, la hâte d'un coup de tête ou d'un coup de c½ur pour un « gros nounours » vu dans une vitrine !

L'achat responsable commence en portant son choix sur un chiot correctement sociabilisé dans ses premières semaines de vie.

Pour cela un éleveur sérieux veille (durant la période dite sensible) aux contacts multiples de ses chiots avec des humains de tous genres, adultes, ados, enfants en bas âge et bébés.

Cette familiarisation précoce prépare le petit animal à se montrer moins craintif à l'approche toujours un peu singulière et turbulente des enfants, limitant ainsi les risques de morsures par peur.

Certes, un chien n'est pas indispensable au bon développement d'un enfant, mais il contribue à son éveil et son épanouissement.

Jamais un chien ne trahit l'enfant qui lui confie sa peine ou ses peurs. Jamais il ne le juge, jamais il ne résiste à son appel au jeu, c'est ce qui en fait un si précieux compagnon.

Mais une telle complicité partagée se gagne, en aidant l'enfant à bâtir une relation basée sur le respect mutuel.

Et c'est pour prévenir tout accident que les parents ont à apprendre à l'Un, à comprendre l'Autre.



Pour « apprendre l'animal » à l'enfant et « apprendre l'enfant » à l'animal en toute sécurité, il faut d'abord commencer par s'informer soi-même, connaître très bien les conduites sociales canines et savoir comment positionner relationnellement le molosse dans la famille, pour qu'il soit sous l'autorité incontestée de ses maîtres.

L'idéal est de commencer l'éducation de l'un avant celle de l'autre.

Offrir par exemple un petit molosse à un très jeune enfant, relève du trop périlleux tour de force d'apprendre les bases de la vie sociale aux deux en même temps.

L'un et l'autre réclament chacun beaucoup trop d'attention et de disponibilité dans leur jeune âge, pour que cela puisse être mené de front confortablement.

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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 14:17
Modifié le mardi 27 novembre 2007 09:27

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Il vaut donc mieux avoir un chiot quand on a déjà pu bien initier l'enfant à la différence et au respect des animaux.



Mais l'idéal reste d'attendre bébé quand on a déjà bien installé une harmonieuse cohabitation avec son animal.

Comment un molosse auquel sont offerts au quotidien maints privilèges de la dominance, pourrait-il ne pas ressentir de frustration devant le nourrisson, qui pourrait alors être vécu comme un intrus.

Pour qu'un chien correctement positionné chez lui dans sa relation soit d'autant mieux capable de vivre l'arrivée d'un bébé, il faut d'abord veiller à ne pas changer ses habitudes et ne pas l'écarter de la relation parents/enfant.

Une diminution des attentions de ses maîtres peut déclencher chez le molosse un désordre émotionnel et comportemental, une phase dépressive parfois.

Pour son bon équilibre, il est bon de moins s'en occuper quand bébé dort, mais de donner les soins au bambin toujours en sa compagnie. Apprendre à l'animal la promenade en laisse près de la poussette et ne jamais les laisser seuls sans surveillance, en pensant que le chien va garder le petit !

Les avantages psychoaffectifs que l'on peut prévoir pour un enfant avec un chien à la maison, ne pourront cependant se déployer que si les parents sont conscients qu'ils ne devront jamais attendre de l'Un qu'il se charge de l'Autre.

Une mère débordée par un bébé difficile ne doit pas attendre que la simple présence d'un chien (ou d'un chiot !!) vienne réguler les humeurs et comportements du bambin.

A l'inverse, un couple trop pris professionnellement ne doit pas attendre de l'enfant qu'il s'occupe de l'éducation et des soins à donner à l'animal.

La présence de celui-ci engendre les contraintes journalières de le nourrir, le soigner, l'éduquer, le toiletter, le sortir plusieurs fois par jour, et ce jusqu'à la fin de sa vie.

Ces responsabilités incombent et ne restent toujours qu'à la charge des parents, même s'ils peuvent déléguer parfois quelques tâches à l'enfant (vérifiant que tout se passe dans le respect de l'animal).

Charge pour les parents, d'apprendre très tôt à l'enfant, qu'un chien molosse ou non, est un être vivant avec des besoins vitaux comme manger, boire et se reposer et qu'il ne doit absolument pas être dérangé à ces moments là.

Qu'il éprouve des émotions assez semblables aux nôtres comme la joie, la colère par exemple.

Qu'il peut être malade et souffrir tout comme nous.

Que si c'est un chiot, il doit faire l'apprentissage de la vie chez les humains avec la patience, la gentillesse mais aussi (et surtout avec un molosse) la fermeté de tous, et que les règles strictes de vie qu'imposent ses parents à l'animal, doivent être appliquées.





L'enfant doit cependant être initié à ce que son chien n'est pas absolument semblable à nous, et qu'il ne va pas réagir comme un être humain le ferait à sa place.

Son compagnon à 4 pattes est d'une autre espèce que la nôtre et les parents doivent aider l'enfant à connaître et respecter ses différences.



# Posté le vendredi 23 novembre 2007 14:19